À l’occasion de la Réunion de Haut Niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026, PACE a porté un message selon lequel la problématique de l’eau doit connecter les bassins, les besoins des villes et les innovations WASH pour renforcer la gouvernance de l’eau, la coopération transfrontalière et la résilience climatique en Afrique.

Cette session parallèle a été ouverte par une présentation introductive de PACE, posant une question centrale pour l’avenir du continent : pourquoi les bassins doivent-ils désormais penser aux villes ?

Cette intervention a permis de poser le cadre conceptuel et politique en soulignant l’urgence de mieux connecter la gouvernance des bassins transfrontaliers aux dynamiques urbaines, dans un contexte de croissance démographique, de pression climatique et de vulnérabilité des services WASH.

D’autres panels s’en sont suivis. Ils ont réuni des acteurs stratégiques de la gouvernance de l’eau et de l’assainissement aux niveaux :

  • national, avec le co-organisateur, la Plateforme des Organisations de la Société civile de l’eau et de l’assainissement du Sénégal (POSCEAS), le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) du Sénégal, à travers la Direction de l’Assainissement, l’ONAS, la SONES, l’OLAC, entre autres agences connexes;
  • régional, notamment avec le Conseil des Ministres africains chargés de l’eau (AMCOW) l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), du Fleuve Gambie (OMVG), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) à travers le Réseau africain des Organismes de Bassins (RAOB);
  • international, avec le Programme Solidarité Eau (PSEau) et le Réseau international des Organismes de Bassins (RIOB).

Ils ont mis en évidence le fait que les bassins ne doivent plus seulement gérer l’eau; ils doivent dialoguer avec les villes, anticiper leurs besoins et co-construire des solutions durables afin d’améliorer l’accès aux services essentiels et d’accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, en particulier l’ODD 6.

À travers cette initiative, PACE réaffirme son rôle de Think Tank panafricain en plaidant pour une diplomatie transfrontalière des bassins renforcée, des politiques publiques fondées sur des données probantes, et une intégration des enjeux urbains dans la gouvernance mondiale de l’eau.