
Quand on parle d’Intelligence Artificielle (IA), les imaginaires s’emballent souvent. On l’imagine en concurrence directe avec l’humain, prête à le remplacer, en oubliant l’essentiel : l’IA n’est qu’un outil. La véritable question n’est pas ce que l’IA peut faire seule, mais comment l’humain peut l’exploiter à des fins utiles, inclusives et profitables à tous.
Chez PACE, nous croyons fermement que la technologie ne doit pas être pensée uniquement par et pour des techniciens. C’est pourquoi nous avons fièrement représenté la société civile sénégalaise au sein du projet IDIA (Initiative pour le Développement de l’Intelligence Artificielle), une dynamique de co-création d’envergure en Afrique francophone portée par l’organisation Niyel.
L’IA au Sénégal : Rompre les silos pour un impact réel
Pendant plusieurs mois, nos experts se sont donné pour mission de faire descendre l’IA des sphères abstraites pour l’ancrer dans les réalités citoyennes et locales du Sénégal. Nous avons créé des espaces de dialogue inédits, réunissant chercheurs, décideurs publics et acteurs communautaires. Ensemble, nous avons débattu des questions fondamentales : l’éthique, la gouvernance des données, mais aussi des sujets cruciaux comme la protection des enfants en ligne et la gestion environnementale.
Notre engagement au sein de la première cohorte du projet IDIA s’est traduit par des actions concrètes sur le terrain :
- 2 ateliers stratégiques et 2 webinaires d’experts organisés pour décrypter les enjeux.
- L’animation du Dialogue national des OSC sur l’IA au Sénégal.
- 24 recommandations politiques co-construites avec les acteurs locaux pour orienter directement le futur cadre réglementaire et la gouvernance de l’IA au Sénégal.
La mise en valeur d’innovations locales, notamment liées à la gestion des déchets et à la surveillance environnementale à l’échelle des collectivités.
L’IA africaine doit être inclusive, éthique et souveraine. À travers ce rapport, PACE s’associe à ses pairs régionaux pour exiger l’institutionnalisation de cadres de dialogue permanents et l’intégration de l’IA dans les priorités de développement communautaire.

